Roman de franck Secka aux éditions Thierry Magnier, 2002.
Pour une fois qu’il peut accompagner son frère au sport d’hiver, le héros ne se fait pas prier. Direction Thal et ses pistes de ski mais aussi la vie en groupe…pas toujours facile quand on est le plus jeune et que l’on (se) découvre. Des découvertes, ce jeune ado en fera, notamment en ce qui concerne les sentiments amoureux et l’attirance pour le corps de l’autre, surtout que c’est celui d’un autre garçon.
Un roman qui se lit très vite, des phrases courtes, des chapitres concis mais une écriture assez lapidaire, sans beaucoup de relief. Si le thème de l’homosexualité est effectivement traité, il arrive assez tard dans le roman et on se demande s’il était nécessaire de planter aussi longtemps le décor. C’est un roman d’apprentissage qui permet de faire vivre les réactions de l’ado, ses sentiments, ses perceptions, ses doutes et ses peurs mais aussi bien sûr le regard des autres. l’ambivalence des sentiments est également intéressante entre Samuel (le grand) qui refuse de reconnaître son attirance et le héros qui lui assume et se retrouve tenaillé par la force du désir d’être en communion. Or tout cela est traité un peu rapidemment à mon goût et presque avec trop de désinvolture. Ce qui aurait pu être riche et captivant pour un adolescent-lecteur en proie au questionnement sur son identité sexuelle en construction se limite à un récit mal ficelé qui laisse de marbre une fois la dernière page tournée. Dommage.
Philippe est dans un collège militaire comme pensionnaire une grande partie de l’année, il rentre rarement chez ses parents et lorsque sonne l’heure des vacances, c’est pour aller en camps scout. Philippe ne subit pas, c’est un choix personnel pour lui qui aspire à devenir un officier et qui travaille pour être dans les meilleurs. Mais la vie en communauté fermée comme un collège militaire et son encadrement strict occasionne de mauvaises surprises au héros soudain confrontés à la violence et la lâcheté. Subir ou agir ? Le personnage de Philippe grandit sous les yeux du lecteur.
Après les vacances de Pâques, Sylvie cherche à joindre son amie Fatou, mais son portable reste muet. Absente encore le lendemain et les jours suivants au lycée, Sylvie et ses amies s’inquiètent et se lancent à la recherche de Fatou. En fait cette dernière n’est pas encore rentrée du pays natal des ses parents, elle aurait manqué l’avion… Très vite il apparaît que Fatou a choisi de rester avec sa jeune sœur promise à un mariage arrangé avec un vague cousin des parents. Marion décide d’agir.
Arrivée en fin de droits, Aïcha, jeune noire-américaine vivant à Brooklyn, va devoir effectuer un travail d’intérêt général à moins qu’elle ne parvienne à trouver un job, elle qui est réfractaire à tout effort. jeune fille-mère de deux enfants, encore chez sa mère, elle se laisse vivre, se refuse à envisager l’avenir et calme ses angoisses à coup de sodas et de hamburger bien gras agémentés de confiserie sucrées. Obèse, noire, sans emploi, elle est à l’image de nombres de jeunes afro-américaines ce qui pourrait finalement lui servir.