Roman de François Vallejo aux éditions Viviane Hamy. 2006
Voilà un roman dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer mais quel bonheur par la suite ! Nous voici vers les années 1848, le vieux baron de l’Aubépine se meurt, son fils lui succède mais il n’est pas le digne héritier de cette aristocratie de province férue de traditions et jalouse de ses prérogatives. Le sieur de l’Aubépine est lui enthousiasmé par la République et les écrits de Victor Hugo jusqu’à donner la main sur les barricades ! Cela fait jaser dans les campagnes et suscite l’incompréhension de ses gens et parmi eux le garde-chasse Lambert.
Les personnages occupent tout l’espace du roman, surtout ceux qui se déchirent – Lambert et son maître- mais il en est un autre qui justifie le titre : l’Ouest. Dans les profondeurs de la campagne se joue le drame et la psychologie des personnages est étroitement liée à cet attachement atavique à la terre. C’est elle le véritable moteur des passions, c’est à cause de la terre que la tragédie se noue dans cet étouffant huis clos merveilleusement maîtrisé.